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        Un jour, nous mourons pour vivre !

Un jour, nous mourons pour vivre !

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  • 5 novembre 2016
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Parler de la mort, semble-t-il, nous prémunit quelque peu contre la maladie d’Alzheimer ! Passons vite ! Disons de manière moins amusée et plus assurée


que le fait de parler de la mort, voire de notre mort, contribue à nous inscrire dans la réalité concrète de notre existence, en vérité et pour une plus grande liberté intérieure. Alors, en ce début du mois de novembre où nous pensons particulièrement à celles et ceux qui ont quitté nos maisons de la terre, osons y réfléchir un peu !

La mort biologique est naturelle. Rien d’anormal donc que nous mourions, nous qui sommes par nature des mortels ! La mort fait partie de la vie. Elle n’en est pas le terme mais, en quelque sorte, un germe, la mort étant semence et promesse de vie. À la loi de la mort, Jésus ne s’est point soustrait, nous enseignant ainsi qu’il n’est "pas venu l’abolir, mais l’accomplir". Par sa mort en effet, Jésus a partagé en tout et jusqu’au bout, le péché excepté, notre condition humaine. Il n’a pas seulement connu la faim, la soif, la fatigue, l’angoisse ... comme nous, il est aussi mort comme nous mourons.

La mort est présente partout puisqu’elle peut survenir en toute circonstance : sur la route, dans l’air, dans l’eau, à la maison, avec ou sans maladie, etc. Elle est comme une silhouette qui nous suit. Regardons un peu cette image ! Une silhouette ne peut se tracer ni se voir s’il n’y a pas de lumière. C’est dire que la mort, comme une silhouette, n’a d’existence et de sens que par rapport à la lumière de la vie. Ce que nous pensons de la mort est d’une certaine manière fonction de ce que nous concevons de la vie ici-bas et de ce que nous croyons de la vie éternelle. Ce qui compte finalement, c’est la vie et encore la vie, surtout quand on sait la « vivre pour Dieu », qui « n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Lc 20, 38). Notre manière de réagir face à la mort est-elle toujours éclairée par notre foi en la vie éternelle ? Saint Paul avertissait les chrétiens de Thessalonique sur le risque d’être « abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance » (1 Th 4, 13).

Que faut-il prévoir pour ce jour de la grande rencontre avec Dieu que sera le jour de notre mort ? Il ne semble pas exister (encore) de prestations funéraires au-delà de la tombe ou du crématorium ! ll n’y en aurait même pas besoin car, en réalité, nous sommes toujours déjà pris en charge, entièrement et gratuitement, par celui qui a payé de sa vie pour nous faire passer de la mort à la vie. Alors, laissons-nous aimer aujourd’hui et toujours !

Père Pamphile DJOKPÉ

1 réaction


5 novembre 2016 19:40, par baranger

Bravo père Pamphile, c’est très beau... et toujours dans la ligne de spe salvi !!!

Il y aura de belles retrouvailles au ciel, j’espère

amitiés christiane

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