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      UNE NOUVELLE TRADUCTION DU NOTRE PERE :

UNE NOUVELLE TRADUCTION DU NOTRE PERE :

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  • 8 novembre 2017
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"ne nous laisse pas entrer en tentation"


A partir du 1er dimanche de l’Avent, nous utiliserons dans la liturgie une nouvelle traduction du « Notre Père » : à la place de la formule actuelle, « ne nous soumets pas à la tentation », nous dirons : « ne nous laisse pas entrer en tentation ». Il nous faudra peut-être un peu de temps pour nous habituer à le prier ainsi ensemble, mais c’est une belle occasion d’approfondir cette prière que nous disons parfois trop machinalement…
Pourquoi ce changement ? La formule actuelle, qui date de 1966, est apparue défectueuse pour deux raisons : d’une part, « ne nous soumets pas à la tentation » pouvait laisser entendre que c’est Dieu lui-même qui nous tente ; or l’Ecriture dit le contraire : Dans l’épreuve de la tentation, que personne ne dise : « Ma tentation vient de Dieu. » Dieu, en effet, ne peut être tenté de faire le mal, et lui-même ne tente personne (Jc 1, 13). D’autre part, il apparait bien étrange de demander à Dieu de ne pas faire quelque chose… comme si Dieu était capable de faire autre chose que du bien !
En réalité, nous ne demandons pas à Dieu de nous éviter la tentation, nous souvenant que Jésus lui-même fut conduit par l’Esprit au désert pour y être tenté (Mt 4, 1) : cet affrontement au mal et cette traversée de l’épreuve appartiennent à notre condition humaine, et c’est la condition même de notre liberté. Le verbe grec eisphérô, qui signifie étymologiquement « faire entrer », évoque plutôt une manière de vivre l’épreuve ; la tentation apparait comme un lieu où il ne faudrait pas entrer, et ce lieu renvoie dans la Bible au lieu de Massa, où les fils d’Israël, assoiffés, ont mis Dieu à l’épreuve (Ex 17, 7).
En demandant « ne nous laisse pas entrer en tentation », nous le prions donc pour que notre foi ne défaille pas dans l’affrontement au mal et dans les épreuves que nous traversons ; nous demandons qu’il nous empêche d’entrer dans ce mouvement de suspicion ou de révolte contre Dieu.
Nous sommes ainsi conduits à approfondir le sens de notre prière : là où l’ancienne variante « ne nous laisse pas succomber… » présentait la tentation simplement comme un mal moral auquel il fallait résister, cette nouvelle traduction nous ramène à notre relation à Dieu : nous le prions pour qu’il soit présent au cœur de nos épreuves et que nous ne doutions pas de sa présence. Alors, dans cette confiance, nous pouvons demander : « délivre nous du mal » !
Père Samuel Berry

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