Groupement Notre-Dame, paroisses d’Eaubonne, Saint-Prix, Montlignon, Margency
http://groupementnotredame95.com/UN-JOUR-DE-TROP
      UN JOUR DE TROP !

UN JOUR DE TROP !

« Vraiment, la vie de l’homme sur la terre est une corvée (…), ma vie n’est qu’un souffle, mes yeux ne verront plus le bonheur », s’exclame Job.


Voilà une prise de parole d’une personne qui, dans une terrible souffrance, a le cauchemar éveillé en face d’un réel aussi pénible que hors d’atteinte. Job n’en dort plus ! Son insomnie n’est pas seulement le fait de ne pas dormir mais le fait de vivre l’expérience du pur présent, un présent qui ne se rapporte ni au futur ni au passé mais qui se réduit à l’instant transformé en éternité. C’est l’impossibilité de faire taire la conscience, l’impossibilité de s’arracher au pire. Plus que l’impensable, le mal s’est déchaîné contre lui au point de le réduire à rien. Plus d’horizon, à tel point que l’idée même du bonheur ou du malheur n’existe plus. Il y a ici bien pire que l’angoisse : l’être semble ne plus être en lui, il a touché l’abîme. C’est le moment de brisure absolue. Job en est là, sans possibilité de se défendre.

Face à une telle épreuve, il peut y avoir deux issues : le désespoir ou l’espérance ; la révolte ou l’obéissance et la fidélité à Dieu. Ce choix engage notre liberté et notre détermination personnelle. L’exemple de Job lui-même peut nous inspirer mais surtout celui du Christ qui, dans une fidélité totale et sans faille dans l’épreuve, a obéi à Dieu son Père jusqu’à la mort et la mort sur une croix.

La pensée raisonnante ne mènerait qu’à l’impasse ; seul le relais pris par le récit évangélique permettrait d’avancer vers une solution à cette énigme de la condition humaine. Le message de la foi consiste à dire que le mal s’étant répandu dans le monde fait que la création bonne de toutes choses est détournée, abîmée, voire exposée à la destruction. Abandonnée à elle-même, l’humanité ne peut vaincre ce mal. Cependant, il (le mal) n’aura pas le dernier mot, ni à l’échelle de l’histoire universelle, ni à celle de chaque vie particulière. Dans la résurrection du Christ, l’Infini Amour exprime sa victoire sur les puissances maléfiques répandues dans la création.

Jésus veut le salut de tous les hommes. Il manifeste une prédilection particulière pour ceux qui sont blessés dans leur corps ou dans leur esprit : les pauvres, les pécheurs, les malades, les marginalisés… Il est celui qui sauve, qui soigne et qui guérit. Comme Job, tournons-nous vers Dieu. Comme la belle-mère de Simon, tendons la main à Jésus pour qu’il nous remette debout. Prions-le sans cesse pour qu’il délivre l’humanité des forces du mal qui la paralysent.

Père A. David Dacko

Réagir à cet articleRéagir à cet article

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Dans l'Eglise

Eglise de France

Zenit, le monde de Rome

Diocèse du Val d'Oise

homelie

novembre 2018 :

Rien pour ce mois

octobre 2018 | décembre 2018

Bonnenouvelle.fr

Saint(s) du jour

Lectures du jour