Groupement Notre-Dame, paroisses d’Eaubonne, Saint-Prix, Montlignon, Margency
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        Pour être heureux, vivons cachés ?

Pour être heureux, vivons cachés ?

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  • 27 septembre 2016
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« Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles ! » Avec son tranchant habituel, la parole de Dieu nous avertit : rechercher une vie tranquille et confortable est une impasse.


Faut-il alors souhaiter qu’il nous arrive tuile sur tuile ? Nul besoin d’aller jusque-là : le malheur du monde suffit déjà largement ... pour peu qu’on le prenne largement, généreusement à cœur. C’est bien ce qu’Amos reprochait aux riches de Samarie : « ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël ! »

Nous ne pouvons pas chercher à faire une bulle pour protéger notre tranquillité.
Cette bulle, c’est la tentation de l’indifférence, celle-là même qui élève ce mur invisible qui empêche le riche de voir Lazare qui meurt à sa porte, et qui creuse l’abîme qui l’empêchera à jamais d’entrer au Royaume de l’amour. Cette indifférence est un poison mortel, « la grande maladie de notre époque », comme le rappelait notre pape dans son discours récent à Assise : « C’est un virus qui paralyse, qui rend inertes et insensibles, un mal qui attaque le centre même de la religiosité, provoquant un nouveau paganisme extrêmement triste : le paganisme de l’indifférence. »

Il faut y consentir : sauf à fermer notre cœur aux misères de nos frères, proches ou lointains, nous ne pourrons pas être pleinement heureux tant qu’il y a un malheureux sur notre terre. Nous n’avons certes pas Je pouvoir de tout changer, mais nous avons le devoir de garder les yeux et le cœur ouverts : nous pouvons souffrir avec ceux qui souffrent, pleurer avec ceux qui pleurent ; nous pouvons prier avec le malheureux. C’est en partageant ces détresses que nous pourrons connaitre ensemble la joie d’être sauvé et chanter en vérité le Magnificat.

Voilà une belle invitation en cette rentrée : faisons tomber ce qui subsiste en nos assemblées des barrières d’indifférence, du « bien tranquille chacun chez soi » ; portons le fardeau les uns des autres pour accueillir ensemble la grâce de !’Esprit ! Riches et pauvres, heureux ou dans l’épreuve, nous formons véritablement un seul corps : puissions-nous découvrir davantage cette année dans notre communauté paroissiale la force d’être une communauté de frères, de sœurs. L’Evangile de Matthieu, que nous recevrons en partage cette année, nous y conduira !

Père Samuel Berry

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