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        Pas du monde mais dans le monde !

Pas du monde mais dans le monde !

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  • 16 mai 2015
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L’émouvante conversation que Jésus, au seuil de sa mort, établit avec son Père est communément dite « la prière sacerdotale de Jésus » (Jn 17).


Cette prière en elle-même n’a rien de spécifiquement sacerdotal mais c’est celui qui la dit qui manifeste pleinement son sacerdoce unique en tant que médiateur de l’alliance nouvelle entre Dieu et les hommes.

En effet, à ce moment de sa mission, par le don suprême qu’il fait de lui-même dans sa Passion et sa mort, Jésus est déjà entré dans la posture du Prêtre par excellence. Il est l’offrant s’offrant lui-même à Dieu son Père pour le salut des hommes. Il est en même temps celui qui présente le monde et ses disciples à Dieu entre les mains de qui il remet toutes choses. L’avenir et le devenir de ses disciples dans le monde, il les confie aussi au Père. « Tel est le grand-prêtre qu’il nous fallait » (He 7, 26) et qui prie pour nous ! Nous en avons besoin d’autant plus que notre rapport au monde n’est pas des moins complexes.

Nous sommes dans le monde même si nous n’en sommes pas. Cela signifie que notre vie se passe au cœur du monde mais, dans la vie de chaque jour, nous n’avons pas le monde et ses convoitises au cœur. De fait, le monde est pour le chrétien une réalité ambigüe. Il est bon parce que sorti des mains de Dieu qui l’a fait et qui l’aime tellement qu’il donne son Fils (Jn 3, 16). Il porte en même temps quelque chose de mauvais parce que le péché y est entré par le fait du Malin et de l’homme. Pour autant, nous ne pouvons le regarder négativement au point de méconnaître ce que Dieu et l’homme continuent d’y faire de bon, voire de merveilleux.

En nous plaignant de notre monde comme il nous arrive souvent de le faire, nous ne devons jamais désespérer de lui ni cesser de l’aimer. D’ailleurs, nous ne pouvons pas porter le message du salut au monde si nous ne l’aimons pas ! Nous tenir, propres et purs, à l’écart du monde, c’est nous en désincarner alors que nous sommes disciples d’un Fils de Dieu incarné. Elle est légitime notre préoccupation de ne pas nous laisser envahir par l’esprit du monde ; il est tout aussi légitime notre devoir d’imprégner le monde de l’esprit de l’évangile. Alors n’attendons pas le monde de nos rêves mais soyons levain dans la pâte du monde d’aujourd’hui !

Père Pamphile DJOKPE

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