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      Mon enfant, va travailler aujourd’hui à ma vigne !

Mon enfant, va travailler aujourd’hui à ma vigne !

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  • 3 octobre 2017
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Décidément, il y tient à sa vigne !


Au cas où nous aurions mal entendu, ou pas compris dimanche dernier, l’Evangile fait de nouveau retentir cet appel : « va travailler à ma vigne ! » Nous n’entendons pas ce genre d’appel, en général, sans renâcler un peu, sans nous demander ce qu’il va encore falloir faire... Pourquoi donc nous appelle-t-il ainsi sans relâche à travailler à sa vigne ? Manque-t-il d’ouvriers ? Ne peut-il pas y travailler lui-même ? Et puis, en quoi sa vigne nous concerne-t-elle ?
Elle nous concerne peut-être plus que nous le pensons. La vigne est une figure familière au lecteur de la Bible : elle représente chez Isaïe le peuple d’Israël, ce peuple que Dieu a choisi pour établir son Alliance, pour porter un fruit de justice et de paix ; elle est l’image de la fiancée dans le Cantique des Cantiques, et son fruit promet la réjouissance des noces.
La vigne, finalement… c’est nous-mêmes, et voilà pourquoi Dieu y tient autant ! Nous, que Dieu a créés par amour, non pour lui être utiles, mais pour partager sa vie ! Nous que Dieu a créés pour que nous portions un fruit abondant, qui sera notre joie et notre gloire ! Il ne veut pas que cette vigne se perde, que notre vie manque son but… Car une vigne qui ne porte pas de fruit perd sa raison d’être. Dieu y tient tant que son Fils est devenu la vraie vigne, plantée en notre humanité abimée par le péché, pour lui redonner de porter un bon fruit (Jn 15).
C’est pourquoi il nous dit : « Va travailler à ma vigne », c’est à dire : prends au sérieux ta vocation à l’amour ! Cultive ton union avec le Christ ! Reconnais que dans l’Eglise, tu peux porter du fruit ! Voici l’ambition de l’Eglise lorsqu’elle appelle : non pas le SOS désespéré d’un curé qu’il faudrait aider parce qu’il est (forcément) débordé, ou un trou à boucher à tout prix, mais l’invitation à prendre conscience qu’il s’agit de notre vigne, de notre vie. La rencontre des malades, l’accueil de ceux qui frappent à la porte de l’Eglise, l’engagement auprès des enfants et des jeunes sont autant d’occasions de porter du fruit, de nous accomplir dans l’amour. Redécouvrons dans l’Eglise la vigne que nous sommes, soyons ensemble responsables de son fruit !
Père Samuel

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