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        L’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde

L’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde

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  • 15 janvier 2017
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Cette formule par laquelle Jean-Baptiste désigne le Messie nous est devenue bien familière. Nous la reprenons plusieurs fois en effet dans la liturgie de la messe.


Dans le Gloria, nous disons ou chantons : « Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, le Fils du Père ; toi qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous. » À la fraction du pain, nous faisons une triple invocation : « Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous, donne-nous la paix ». Enfin, à la présentation du pain consacré, le prêtre dit, exactement comme Jean : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du rnonde. »

Étonnante formule, très évocatrice et chargée de signification ! Elle apparaît d’abord comme une réponse plénière, donnée en Jésus livré pour nous, à la question d’Isaac à son père Abraham : « Voilà le feu et le bois, mais où est l’agneau pour l’holocauste ? » (Gn 22, 7) Celui-ci avait répondu que Dieu saura bien trouver l’agneau. C’est chose pleinement faite en Jésus, l’Agneau donné par Dieu. La formule utilisée par Jean rappelle en outre l’événement fondateur de la libération des fils d’Israël, préservés pour avoir marqué du sang de l’agneau (ou du chevreau) les montants de leurs maisons au moment de la sortie d’Égypte (Ex 12, 5-7). Jésus est reconnu par Jean comme celui qui nous libère vraiment. La pâque nouvelle est ainsi annoncée ; nous passons de la figure à la réalité, mouvement dans lequel s’ouvre un au-delà de la pâque juive et un accomplissement de la pâque éternelle. Enfin, les mots utilisés par Jean désignent Jésus comme le grand prophète qui s’est levé parmi nous, le véritable serviteur de Dieu, comparable à un agneau innocent et docile qui sera mené à l’abattoir ( cf. ls 53, 7).

À travers une formule si courte mais si dense, il nous est en fait donné de faire mémoire, à la suite de Jean-Baptiste, de grands pans de l’histoire du salut. Nous sommes aimés et sauvés, et nous ne devons pas oublier cela qui est toujours fondateur dans la totalité de notre existence. L’innocence, la douceur et la tendresse de l’agneau sont pour nous une évocation de l’amour de Dieu, qui ne sait ni ne peut nous faire du mal. « C’est un amour bâti pour toujours, [une] fidélité plus stable que les cieux. » (Ps 88, 3) Il enlève le péché du monde, continûment, c’est-à-dire qu’il prend sur lui la part de nous qui n’est pas nous et qu’ainsi, il nous rend sans cesse à nous-mêmes, nous libérant de toutes entraves d’esprit et de cœur pour que nous soyons toujours libres de choisir la vie et d’entrer dans le salut. Il enlève le péché, donc il relève du péché et remet l’homme debout. Dans cette position, marchons et suivons le Seigneur qui fera pour nous toutes choses nouvelles !

Père Pamphile DJOKPÉ

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