Groupement Notre-Dame, paroisses d’Eaubonne, Saint-Prix, Montlignon, Margency
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      QUELLE EXIGENCE AVONS-NOUS POUR LES AUTRES ?

QUELLE EXIGENCE AVONS-NOUS POUR LES AUTRES ?

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  • 10 mars 2018
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Il n’est pas mauvais, dans une vie paroissiale, d’avoir certaines exigences...


concernant la qualité de sa prière, l’animation des évènements, le comportement qu’on pourrait attendre de ses membres etc. Toute communauté a besoin de cette tension vers un idéal évangélique. Mais ces exigences autorisent-elles à critiquer, à porter des jugements, comme il arrive parfois lorsque les choses ou les personnes ne sont pas à la hauteur de nos espérances ?
Le discours sur le jugement est délicat et complexe, comme le faisait remarquer le P. Cantalamessa dans une récente méditation de carême sur YOUPRAY* :
« Comment fait-on, en effet, à vivre sans jamais juger ? Le jugement est implicite en nous, même dans un regard. On ne peut pas observer, écouter, vivre, sans donner des appréciations, c’est-à-dire sans juger. Un parent, un supérieur, un juge, quiconque a une responsabilité sur les autres, doit juger.
Ce n’est pas tant le jugement que nous devons ôter de notre cœur, mais le venin qui vient de notre jugement ! C’est-à-dire la rancune, la condamnation. En soi, l’action de juger est neutre, le jugement peut se terminer aussi bien par une condamnation que par une absolution ou une justification ».
C’est précisément ce que fait Dieu : il a « envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par Lui, le monde soit sauvé ». S’il y a un jugement entre la lumière et les ténèbres, entre les œuvres bonnes et les œuvres mauvaises, c’est pour nous justifier, pour nous faire entrer dans la lumière.
De même, nos jugements sont appelés à s’inscrire dans la manière d’agir du Christ, au service de la croissance de l’autre. Examinons notre cœur : mon exigence est-elle animée par le désir profond et patient du bien de l’autre… ou bien est-ce l’exigence de celui qui estime qu’un certain nombre de choses lui sont dues et qui sait le faire sentir ? Mon jugement est-il exprimé pour aider à grandir… ou pour souligner que j’aurais fait autrement, et mieux ? Place-t-il l’autre dans la lumière de l’amour de Dieu… ou l’enferme-t-il dans les ténèbres ?
Demandons au Seigneur un cœur plein de patience pour les imperfections de nos frères et une exigence sainte et bienveillante les uns envers les autres, pour avancer ensemble dans la lumière !
Père Samuel Berry
* Le site YOUPRAY propose chaque jour un petit temps de prière à recevoir par mail ; il n’est pas trop tard pour s’inscrire ! http://youpray.fr/blog/le-careme-2018-avec-youpray

En savoir plus

Laetare : Mot latin qui signifie « Réjouissez-vous ».
Premier mot du chant d’entrée du quatrième dimanche de carême qui reprend un passage du prophète Isaïe (Isaïe 66, 10-11). Se réjouir parce que déjà perce la joie pascale, la joie de la Résurrection. Ce dimanche est une pause au milieu de notre marche vers Pâques. Paradoxalement, tout en nous rapprochant de la Passion de Jésus et de la croix, signe de notre Rédemption, la liturgie de ce dimanche nous rappelle que la source de notre salut est un motif de joie pour les chrétiens.

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