Groupement Notre-Dame, paroisses d’Eaubonne, Saint-Prix, Montlignon, Margency
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De la souffrance.

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  • 28 mars 2015
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Elle est complexe, délicate et même énigmatique la question de la souffrance. Notre profession de foi, pour autant, ne l’évacue pas, nous faisant tenir une affirmation claire et assumée de la Passion du Christ que nous commémorons, rameaux en mains, en ce dimanche.


Jésus, en effet, n’a pas fait semblant de souffrir. Il a vraiment souffert, lui le nouvel Adam, et la réalité de la souffrance dans toute existence humaine s’en trouve manifestée. Dès lors, on peut penser avec lucidité qu’il n’y a pas de vie humaine sans souffrance, ni de vie chrétienne sans croix. On a compris l’homme quand on a compris que la souffrance est partie intégrante de sa vie. Jésus, en souffrant, révèle donc qu’il est pleinement homme et qu’il n’est pas venu supprimer la condition humaine mais la partager et lui assurer, dans son mystère pascal, la victoire sur le mal. « Voici une parole digne de foi : Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons. Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons. » (2Tm 2, 11.12) Le plus douloureux pour un chrétien, ce n’est donc certainement pas de souffrir… mais de souffrir sans le Christ, sans communion avec lui.

L’idée d’absurdité qui gagne parfois notre esprit face à la souffrance restera sans doute entière si, comme sur des chemins d’Emmaüs, nous ne nous laissons pas rejoindre par le Christ qui sait nous ouvrir à l’intelligence des Ecritures et de la vie. Là où l’incroyant subit la violence d’une douleur brute, le chrétien vit dans l’espérance les douleurs d’un enfantement, dans la dynamique pleinement pascale du passage de la croix à la gloire. Ce qui différencie les deux, c’est sans doute le sens donné à la souffrance et la position du sujet souffrant lui-même, selon qu’il est écrasé ou debout. Car ce qui paraît absurde pour l’un peut avoir vertu restauratrice et régénératrice pour l’autre qui accueille la souffrance comme une des nombreuses pages de l’histoire de son salut.

Les disciples de Jésus n’ont pas accepté les souffrances maintes fois annoncées de leur Maître, même après sa mort. Mais après sa résurrection, ils en ont compris quelque chose et sont devenus témoins d’un crucifié glorifié. Rejoignons leur chemin en gardant un sens inaltérable de la joie et de la fête à la suite de « celui qui vient au nom du Seigneur ».

Bonne semaine sainte !

Père Pamphile

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