Groupement Notre-Dame, paroisses d’Eaubonne, Saint-Prix, Montlignon, Margency
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        Annoncer la miséricorde

Annoncer la miséricorde

La richesse de la Parole de Dieu de ce dimanche nous permet d’entrer au cœur de la journée missionnaire mondiale : « Annoncer la miséricorde ».


La première lecture nous rappelle que « le Seigneur est un juge qui ne fait pas de différence entre les hommes ». Dans l’Ancien testament, le pauvre, l’opprimé, la veuve et l’orphelin étaient considérés comme les quatre principales situations de pauvreté et de précarité. La Loi invitait tous les croyants à protéger et à prendre soin de ces personnes défavorisées à l’exemple de Dieu, plein de tolérance et riche en miséricorde. « Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur ».

Le texte de la deuxième lecture est considéré comme le testament missionnaire de l’apôtre Paul. Depuis la prison où il sait que son exécution approche –« le moment du départ est venu » - il livre une sorte de relecture de sa mission à son ami Timothée pour l’encourager et lui passer le relais, le flambeau de l’annonce de la Bonne Nouvelle : « J’ai tenu jusqu’au bout de la course, je suis resté fidèle car le Seigneur m’a rempli de force pour que je puisse jusqu’au bout annoncer l’Evangile et le faire entendre à toutes les nations » (2 Tim 4,6-8, 16-18). Paul nous montre sa pleine confiance dans la miséricorde de Dieu, à la fois source et force vitales de tout son ministère si dynamique qui lui a permis de parcourir le monde en témoignant de sa foi . Le langage de Paul fait penser à celui du sport, comme s’il était dans son rôle d’entraineur ou de conseiller sportif. (…) La course de relais pour la mission universelle en Eglise et dans l’Eglise est encore actuelle pour nous encourager mutuellement.

Qui ne connait pas la parabole du pharisien et du publicain ? Il ne faut pas oublier pourtant l’introduction de cette histoire racontée par Jésus : « à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres ». Avoir la conviction et la certitude d’être juste et parfait peut exposer tout être humain au complexe de supériorité vis-à-vis des autres.

Seul Luc relate cette histoire tellement ordinaire, tout en brossant les portraits de ces deux hommes dont « l’un était pharisien et l’autre collecteur d’impôts » (Lc 18, 9-14). Si nous ignorons les noms des personnages, nous connaissons par contre leur appartenance et/ou leur profession. Avec leurs différences tous les deux prennent la même double initiative : quitter leur chez eux et « monter au temple pour prier ». Chacun a sa propre manière de faire et son attitude de se tenir face à Dieu : le premier « se tenait debout et priait en lui-même » et le second « se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux ». Tous les deux commencent la prière de la même façon en disant « Mon Dieu ». Le contenu de la prière par contre change ainsi que leur disposition intérieure. …/…

Le premier, très fidèle et pratiquant, a une bonne réputation car il observe et réalise concrètement plus que ce qui est écrit dans la Loi. A vrai dire il ne prie ni ne demande rien à Dieu, mais il aime l’auto-contemplation faisant l’éloge de ses propres vertus et l’étalage de ses bonnes œuvres. Il accuse, montrant du doigt les erreurs des autres et il se livre à des soliloques tout en justifiant son attitude véridique et irréprochable vis-à-vis de ses semblables.

Le second, probablement à cause de sa profession de « collecteur d’impôts » a une mauvaise réputation aux yeux des autres. Au lieu de se vanter, il dit peu de mots en reconnaissant sa petitesse. Il s’accuse, « se frappant la poitrine », et demande d’être justifié : « montre-toi favorable au pécheur que je suis ».

Tous les deux certainement se présentent à Dieu tels qu’ils sont. Et moi, et toi, et nous-même ? Quittons-nous notre chez nous pour « monter au temple pour prier » ? Comment nous « tenons-nous » devant Dieu et les autres ? Quel est le sens, le contenu et le cœur de notre propre prière ? En définitive, auquel des deux ressemblons-nous le plus ? Est-ce au premier ou au second ? ou plutôt aux deux ?

Finalement, le premier « s’élève » et le second « s’abaisse » mais tous les deux « redescendent dans leur maison ». L’un « convaincu d’être juste » et l’autre « devenu un homme juste ».

« Soyez miséricordieux comme votre père est miséricordieux. » (Lc 6, 36)

Père Alfonso Bartolotta,
Oblat de Marie Immaculée,
Responsable National de l’Enfance Missionnaire

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